CGA : un nouveau règlement plus sensé

Le règlement du concours des bières au CGA de cette année avait donné lieu à bien des polémiques, tant il était déséquilibré entre ses différentes catégories. Après plusieurs semaines de négociations entre les organisateurs, Brasseurs de France et le syndicat des indépendants (SNBI), le nouveau règlement qui est en vigueur pour l’édition 2018 apparaît nettement plus sensé, fruit manifeste d’un réel consensus entre les différents intervenants. Ainsi, concernant les « bières aromatisées à… », ne sont conservées que trois sections : fruits rouges, agrumes et fleurs/plantes. Par contre, la catégorie des « bières à… », c’est-à-dire avec addition d’autres substances ou macération, est subdivisée en cinq sections : fruits rouges, agrumes, fleurs/plantes, miel et ajout de boissons alcoolisées, mais sans aucun ajout d’arômes.

Par ailleurs, est créée une nouvelle catégorie, celles des bières de fermentation mixte et spontanée, qui comprend les bières vieillies en fûts de vin ou de spiritueux, mais aussi les gueuzes, les sours et même les brett. De quoi séduire les artisans brasseurs les plus innovants. Est également créée la catégorie des bières à malts fumés. Les bières à dominante houblonnée sont maintenant réparties en 3 sections : IBU inférieur à 14, entre 14 et 28 et supérieur à 28. L’éventail semble ici un peu trop resserré, d’autant que, dans toutes les autres catégories, l’IBU ne doit pas dépasser 30 ! Autre innovation, les bières de blé sont maintenant réparties par couleur en trois sections (blanche, ambrée et brune/noire) sans plus aucune référence à d’éventuelles aromatisations. Les bières blondes et ambrées sont toujours réparties par type de fermentation (basse ou haute) puis par taux d’alcool (inférieur ou supérieur à 6 %), les brunes n’étant différenciées que par leur type de fermentation.

Les brasseurs peuvent s’inscrire avant le 15 décembre prochain, les échantillons (au moins 3 bouteilles de 75 cl par bière inscrite) étant prélevés directement par un agent mandaté par l’Etat ou les chambres d’agriculture. Quant aux frais, ils sont tout de même élevés : 121,20 € TTC (40 € pour les brasseries ayant un chiffre d’affaires inférieur à 450 000 €) pour le dossier d’inscription, et 127,20 € TTC par échantillon.

Rendez-vous donc le lundi 26 février prochain pour voir comment cette nouvelle répartition fonctionnera…

2 Commentaires

  1. Thomas

    Il y a un mieux notable en effet dans les catégories. Beau travail collaboratif du SNBI qui prouve qu’en s’asseyant à table et en discutant on peut arriver à des fins plus cohérentes. Seule l’histoire des bières à dominante houblonnée me semble étrange mais pourquoi pas prendre l’IBU en référence. Il n’existe cependant pas vraiment d’autres alternatives, à moins qu’on puisse classer par gramme / litre de houblon utilisé, c’est un peu la tendance qui s’impose sur tout ce qui est dry hopping.

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    1. Gilbert DELOS (Auteur de l'article)

      L’IBU est bien évidemment le seul moyen de juger de l’amertume d’une bière, mais je trouve que les trois niveaux retenus par le règlement sont bien bas par rapport aux pratiques actuelles.

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