AG du SNBI : la montée de la brasserie indépendante

A l’issue de son assemblée générale qui s’est tenue samedi 27 janvier à l’Atalante, à Paris, le Syndicat National des Brasseurs Indépendants a d’abord fait état de sa forte progression, puisqu’il compte désormais 330 adhérents, et enregistre depuis le début de l’année une adhésion par jour, ce qui représente un total de 212 000 hl brassés par ses membres. L’objectif est maintenant d’atteindre les 450 adhérents avant la fin de l’année. Très intéressant également le calcul réalisé par le syndicat quant à la part de marché de la brasserie indépendante. Faute de chiffres officiels incontestables (notamment de la part des grands brasseurs), il est parti des droits d’accises versés par les brasseries de moins de 200 000 hl collectés par les services fiscaux. Or, cela représente selon lui une part de marché de 7,5 à 8 % de la consommation de bière en France, soit près du double ce que y était jusqu’à présent admis…

L’assemblée générale a également permis de faire le point sur les missions que s’est donné le SNBI lors de sa création il y a dix-huit mois. La plus avancée est sans doute celle de la formation. Car, en coordination avec les Chambres de Métiers et les organismes qui réalisent déjà des formations, un diplôme national de brasseur devrait bientôt voir le jour, sanctionnant une formation en alternance d’environ 7 semaines. Il est même déjà envisageable que les premiers titulaires soient diplômés courant 2019. Mais le président Jean-François Drouin a tenu à rappeler que ce diplôme ne sera pas obligatoire pour pouvoir être brasseur. Mais il permettra à ses titulaires de gagner deux ans pour être reconnu comme artisan brasseur.

Cela avance également sur d’autres dossiers, comme la définition d’un code des usages de la brasserie, qui devrait déboucher sur une définition précise des types et des styles de bières existants en France. Par ailleurs, l’engagement de transparence sur la provenance des bières figurant sur les étiquettes devrait également bientôt voir le jour. Enfin, un label spécifique pour la bière artisanale française devrait voir le jour dès cette année.

Par ailleurs, des contacts ont été pris avec plusieurs pays européens dans le but de créer un syndicat des brasseurs indépendants d’Europe. Car l’organisation syndicale existante, dominée par les brasseurs industriels, a purement et simplement refusé la demande d’adhésion du SNBI.

 

Photo : les délégués régionaux

du SNBI à l’issue de leur AG.

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