« Brasseur Indépendant », nouvelle marque collective

Fidèle au rendez-vous du Salon du Brasseur (où il a été créé il y a deux ans), le Syndicat des Brasseurs Indépendants y a lancé le 13 avril sa marque collective « Brasseur Indépendant ». Pour le consommateur, elle doit être un « gage de qualité, de transparence, d’exigence, d’authenticité et de valeurs » selon le SNBI. Pour en bénéficier, la brasserie doit répondre à un cahier des charges reposant sur dix critères fondés sur son indépendance, sa petite taille, sa localisation en France et produire elle-même ses bières (aucune sous-traitance n’est acceptée). En ce qui concerne la qualité, la composition doit être clairement indiquée sur l’étiquette, avec uniquement des ingrédients naturels ou d’origine naturelle, sans additif ou arôme artificiel. Respectant les règlementations en vigueur (hygiène, sécurité, définitions légales), le brasseur doit s’engager dans une démarche de qualité microbiologique de ses bières. Enfin, l’étiquette doit indiquer clairement le lieu de production de la bière, ce qui n’est pas légalement obligatoire actuellement, comme on l’ignore trop souvent…

Après un contrôle du respect de ces obligations, c’est la commission Ethique du SNBI qui délivrera la marque collective, et qui pourra en contrôler la bonne mise en oeuvre par des visites inopinées. Le brasseur ayant obtenu la marque pourra la faire figurer sur ses étiquettes et tous ses supports commerciaux. Le cahier des charges de la marque « Brasseur Indépendant » se trouve sur le site du syndicat : www.brasseurs-independants.fr.

Par rapport à la marque « Profession Brasseur » lancée récemment par Brasseurs de France, celle du SNBI présente deux différences majeures : elle concerne l’ensemble de la brasserie et sa production (et non la bière seule) ; le coût en est nettement moins élevé, car il est de 60 euros + 0,10 € par hl, le tout pour une année, alors que « Profession Brasseur » coûte un peu plus de 800 euros par bière certifiée, devant répondre à 420 critères différents.

Comment le consommateur va-t-il réagir à l’existence de ces deux marques collectives ? C’est tout l’enjeu qui se profile derrière ces créations quasi simultanées.

 

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