PBW5 : bilan mitigé

Plus de manifestations, plus de bénévoles, mais, à l’heure du bilan, les résultats de tous les efforts fournis pour la 5ème Semaine de la Bière à Paris (Paris Beer Week pour les anglolâtres) ne sont guère excellents. Certes, pour en juger, on ne dispose que des chiffres du Grand Final, les autres événements ne pouvant être comptabilisés. Mais, avec 2 526 entrées payantes (toutes catégories confondues), cela ne fait même pas le double du Grand Final 2017, qui, lui, durait une seule journée. Et surtout, la comparaison est cruelle avec des événements similaires : le salon craft de Saint-Malo a fait pour sa première édition plus de 4 000 entrées sur trois jours ; et surtout, le Festival de Lyon, en deux jours, a dépassé les 10 000 visiteurs.

Ce qui semble être en cause n’est bien évidemment pas le dévouement des organisateurs ni l’efficacité des très nombreux bénévoles, mais bien le modèle économique choisi. A Paris, les brasseurs ne paient pas leur stand, et ne touchent rien sur les consommations réalisées, devant simplement fournir les fûts de bière. Pour pouvoir payer l’organisation (les deux jours de location du 104 à Paris ont tout de même coûté plus de 40 000 euros), l’association Bières et Papilles qui gère l’événement fait donc payer les visiteurs, soit 20 euros pour la seule journée de samedi, avec cinq consommations (des galopins de 12 cl)… seulement. Certes, les passionnés de bière n’ont pas reculé devant la dépense, mais il semble évident que ce prix élevé a rebuté les indécis. Car à Lyon, où les brasseurs paient leur stand, l’entrée n’est qu’à cinq euros. On voit le résultat…

De plus, le bilan financier du Grand Final est tout de même en déficit de 7 400 euros, heureusement compensé par le budget général de l’association Bières & Papilles, grâce surtout à des conventions passés avec les participants officiels. Alors que le président sortant, Karim Dubois, vient de transmettre le flambeau à Dorothée Van Agt (ex-Bières Cultes), il y aura sans doute de grands débats en interne pour déterminer si le modèle économique du Grand Final doit être reconduit…

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