Retour aux sources pour la marque Kronenbourg

A l’âge respectable de 72 ans, la bière blonde Kronenbourg – qui est toujours en tête des ventes sur le marché français – connaît un lifting important cette année ou, selon Audrey Theveniaud (directrice de la marque), « effectue un retour à ses sources patrimoniales alsaciennes » se traduisant par plusieurs initiatives pour « s’adapter aux nouvelles attentes des consommateurs« .

La plus importante, sans aucun doute, réside dans les modifications apportées à la recette de la bière, avec l’utilisation d’une nouvelle levure, ce qui est plutôt exceptionnel dans les usages des brasseries… ou en tout cas de le faire savoir, surtout lors de la conférence de presse qui s’est tenue le 18 avril dans un café parisien. De plus, un nouveau houblon a été ajouté à la recette de base, de type aromatique plutôt qu’amérisant. Cela donne, à la dégustation comparative avec la version précédente, une bière effectivement moins maltée, et donc moins lourde, avec plus de fraîcheur en bouche et une meilleure désaltération. Pas une révolution tout de même (non, il n’est pas toujours question d’une Kro IPA…) mais une subtile évolution pour, selon Sylvie Lienhart, maître-brasseur, « renforcer les caractéristiques historiques de la Kronenbourg blonde : une bière fraîche, simple et équilibrée« .

Autre innovation majeure, la création d’une nouvelle Kronenbourg, baptisée 1947 (date de naissance de la marque). Un peu plus forte en alcool (5° au lieu de 4,2°) avec l’emploi du houblon Saaz (emblématique des pils tchèques), donnant une bière plus ronde et plus moelleuse tout en restant désaltérante. Elle sera disponible uniquement à la pression dans le réseau CHR, dans un premier temps en tout cas.

Ces nouvelles recettes s’accompagnent d’une identité visuelle revisité, visant à réaffirmer son ancrage alsacien, et déclinée sur tous les supports habituels (emballages, sous-bocks, etc…) et  avec  un nouveau verre.

Enfin, du 1er juin au 6 juillet, Kronenbourg organise une tournée « pour aller à la rencontre des Français » qui, du Nord-Est au Sud-Ouest, va s’arrêter dans des villes moyennes, voire des villages ruraux qui ont « historiquement l’habitude de la servir ». Pour la marque, c’est « l’occasion d’ouvrir la discussion avec les patrons de bar et leur prodiguer astuces et conseils (…) pour proposer la meilleure expérience à leurs clients« .

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