Stabilité du marché, selon Brasseurs de France

Dans son bilan de l’année écoulée, Brasseurs de France estime que le marché s’est stabilisé en 2025, après deux années de baisse : – 7 % entre 2022 et 2024. Mais la compétitivité des brasseries « vacille » selon l’organisation professionnelle. Cette stabilité est due à une progression des volumes en consommation à domicile (+ 1,2 % selon NielsenlQ) grâce notamment à une belle hausse du drive (+ 6 %). Mais le hors domicile enregistre de son côté un recul de 1,5 %, selon une estimation de Brasseurs de France. La météo de l’été dernier, plus favorable que celui de 2024, pourrait expliquer cette stabilité, due aussi à la croissance des bières sans alcool, qui connaissent une augmentation 600 000 litres en une seule année.

Mais Brasseurs de France estime que, malgré cette stabilité retrouvée, les brasseries voient leur compétitivité s’amoindrir, car, selon l’organisation professionnelle, « la stagnation des volumes, combinée à la hausse continue des coûts de production, pèse durablement sur les équilibres économiques des brasseries« . Sont notamment mis en avant la fin de l’ARENH (accès régulé à l’électricité nucléaire historique), l’augmentation des redevances sur l’eau et celle sur la Responsabilité des producteurs sur les emballages ménagers, la complexité réglementaire et une pression fiscale permanente.

Résultat : il y a eu l’an dernier presque autant de fermetures de brasseries ((209) que d’ouvertures (213), selon les données comptabilisées par le Projet Amertume d’Emmanuel Gillard. Pour Brasseurs de France, l’avenir des brasseries passe par la diversification et l’innovation, notamment par le recours accru aux boîtes métal ou le développement des bouteilles de 75 cl. Mais c’est surtout le segment des bières sans alcool qui semble le plus prometteur : selon une enquête menée en janvier, 40 % des brasseurs interrogés en produisent aujourd’hui, de façon permanente ou ponctuelle.

Pour Magali Filhue, déléguée générale de Brasseurs de France : « L’enseignement de 2025 est clair : la filière brassicole dispose des savoir-faire et des capacités d’innovation nécessaires pour répondre aux nouvelles attentes de consommation et continuer à investir en France mais la préservation d’un cadre fiscal et réglementaire stable est une condition essentielle pour permettre à ce dynamisme de s’inscrire dans la durée« .

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