
L’assemblée générale de Brasseurs de France a revêtu cette année une tournure inhabituelle, car elle a été en partie ouverte à de nombreux invités, et surtout marquée par la présence de Roland Lescure, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle, énergétique et numérique, une grande première. Une AG qui s’est tenue sur le bateau Concorde Atlantique, ancré sur la Seine au port de Solférino.
Présenté par le Président Matthias Fekl, qui a souligné les excellents rapports qu’entretient Brasseurs de France avec les services du ministère de l’Économie, Roland Lescure a principalement complimenté les brasseurs pour « leur capacité d’adaptation qui fait envie » face aux difficultés que rencontrent la profession ces dernières années. En témoignent notamment à ses yeux le développement des bières sans alcool, qui répondent à la demande des consommateurs, ou encore la mise au point des bières sans gluten, d’autant que lui-même est intolérant à cette protéine présente dans la plupart des céréales, et donc de la bière. Sont également significatifs aux yeux du ministre les efforts de décarbonation des brasseries (- 85 % en dix ans) ou la forte diminution de leur consommation d’eau (- 40 % en 20 ans). Roland Lescure a aussi félicité Brasseurs de France pour sa représentativité, car ses adhérents produisent 98 % des volumes de bières françaises, un record pour une organisation professionnelle.
Dans la salle étaient présentes plusieurs personnalités, comme Christian Weber, président des Brasseurs d’Europe, Pierre Cazeneuve (député des Hauts-de-Seine), Christiane Lambert (ancienne présidente de la FNSEA), Hervé Novelli (ancien député), et des représentants des différentes filières concernés par la bière.
Cette assemblée générale s’est conclue par un long exposé d’Arnaud de Morgny, chercheur-praticien à l’École de Guerre Économique, où il est directeur-adjoint du Centre de recherche appliquée CR451. Sur le thème de « Agroalimentaire et guerre de l’information », il a longuement développé les ressorts de la guerre économique qui complexifie actuellement les échanges internationaux, et la guerre de l’information qui en découle, tout en précisant les moyens pour les entreprises concernées d’y faire face.