
Troisième déclinaison de la marque née à Lille en 1921, la Pélican ambrée affiche un caractère plus nordiste que les précédentes, avec l’utilisation de chicorée liquide dans sa composition. Comme les deux autres, la Blonde et la Rouge, apparues en 2023, elle est élaborée en fermentation haute, et non filtrée, alors que la Pélican était issue à sa création de la fermentation haute. Il faut la retourner avant de la verser dans un verre, pour disperser les particules de levure encore présentes dans la bière.
À la dégustation, c’est bien une ambrée soutenue, presque brune, surmontée d’une mousse blanche assez persistante. Le nez, malté sans excès, présente des notes de légère torréfaction et de chocolat au lait. La bouche est plutôt douce, avec un certain caractère sur un malté fruité, avec des notes de chicorée et de café, accompagnées d’un léger fumé, et une agréable persistance bien désaltérante, l’alcool (7,5°) ne se faisant pas sentir. Pas vraiment bouleversante, mais c’est une bonne ambrée avec un agréable caractère.
La brasserie du Pélican tire son nom d’une danse à la mode dans les années 20, le pélican, une sorte de fox-trot. Vers 1935, est lancée la Pelforth, une brune conçue pour contrer les ales anglaises alors en vogue. Cette marque prendra le pas sur la Pélican, au point de la faire disparaître après que la brasserie se soit installée sur son site de Mons-en-Barœul, qui deviendra bien plus tard propriété du groupe Heineken.
Ça donne envie de la tester mon bon Gilbert
Amitiés